sortie sur un marais.
Il s'agit en fait du bassin de l'Atchafalaya River, abandonné depuis quelques milliers d'années par le Mississipi, qui a changé de cours.
Cette zone est immense (plusieurs centaines de km de long sur cinquante de large) !
En principe, la faune et la flore sont très riches. Mais d'emblée notre guide explique que la situation est exceptionnelle: alors que la sécheresse sévit dans les régions avoisinantes (cas du marais visité hier), l'Atchafalaya connaît une période de hautes eaux catastrophique, en relation avec les inondations du Missouri et du Mississipi:
Tous les animaux vivant sur les îlots normalement émergés périssent. Les alligators ne savent plus où couver leurs oeufs et 90% de la génération de l'année pourrait ne pas voir le jour.
A ce sombre tableau s'ajoute l'omniprésence des jacinthes aquatiques - parasite japonais importé lors de l'expo universelle de New Orleans en 1884 - et qui participe à l'eutrophisation de l'ensemble - à peine enrayée par le recours aux herbicides 'naturels' !
Difficile d'imaginer la vie des pionniers dans cette région, sur des maisons flottantes...
Alors nous sommes remontés vers le Nord, dans la région d'Opelousas (très pauvre, beaucoup de Noirs), pour visiter la parc national Charcot près du lac éponyme.
Nous avons une fois de plus été surpris par un type de paysage nouveau, et par l'immensité du décor:
Nous avons parcouru un sentier pédagogique de quelques km dans l'arborétum.
Puis nous avons repris la route jusqu'à Natchitoches ( prononcer Nèkitotche) - point le plus septentrional de notre voyage (hormis Chicago bien sûr).
Avons ce soir dévoré notre premier steak depuis notre départ !!
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